Deuxième édition

Un héritage du modernisme (photo de Michel Gary)

L’atelier interformation sur la restructuration de la Part-Dieu à Lyon, mars 2010

Concept du projet : Géraldine Molina et Marion Cauhopé
Montage de l’atelier : Marion Cauhopé, Géraldine Molina, David Demange

La seconde édition de l’atelier interformation s’est déroulée à Lyon durant une semaine (du 15 au 19 mars 2010) sur le thème de la restructuration du quartier de la Part-Dieu. Mobilisant des étudiants de divers horizons disciplinaires (sciences humaines et sociales, design,  sciences de l’ingénieur, architecture) et de plusieurs établissements des sites toulousains et lyonnais, cet atelier de travail a proposé d’initier ces futurs professionnels de l’aménagement et de la gestion des villes à la coopération interprofessionnelle tout en répondant à la commande d’une collectivité locale. Durant cette semaine, les étudiants des établissements toulousains ont été accueillis à Lyon. Ils ont travaillé avec les étudiants des formations lyonnaises en se mélangeant au sein d’équipes « interformation ». Chaque équipe a réuni un étudiant de chaque discipline. Les équipes ont produit une réflexion et des propositions d’aménagement sur l’espace proposé .

Visite du site (photo de Michel Gary)

Les établissements associés à ce projet sont le Master Villes, Habitat et Politiques d’Aménagement de l’Université de Toulouse le Mirail, l’option, l’École Supérieure des Beaux-Arts de Toulouse (option Design), l’École Nationale des Travaux Publics de l’État (Lyon), l’École d’Architecture de Lyon, l’École Supérieure des Beaux-Arts de Lyon (option Design).
Les étudiants ont bénéficié des conseils et du suivi d’une équipe composée d’enseignants de différents horizons disciplinaires avec Marion Cauhopé (ENTPE), Fabrice Escaffre et Géraldine Molina (UTM), David Demange (ENSAL), Joseph Almudever et Michel Gary (Beaux-Arts de Toulouse), Patricia Welinski (Beaux-Arts de Lyon).

La commande du Grand Lyon :

Les contrastes de la Part-Dieu (photo de Michel Gary)

La question centrale de l’ensemble des travaux a été celle de la transformation d’un espace issu du modernisme en lieu de désirs aux usages multiples.
Le quartier de la Part-Dieu se présente aujourd’hui comme un espace hérité d’une approche moderniste de l’aménagement. Il s’organise principalement autour de fonctions tertiaire (bureaux, administrations…), commerciale (centre commercial), de transport (gare SNCF, pôle multimodal…) et, de façon plus ténue, culturelle (auditorium, bibliothèque de Lyon, cinémas…).

Une équipe interformation (photo de Michel Gary)

Du point de vue des mobilités, des flux, le quartier de la Part-Dieu constitue une porte d’entrée de la métropole lyonnaise. De fait, il possède un important potentiel pour devenir une vitrine de l’identité de cette métropole et représente donc un enjeu fort pour la collectivité locale qui ambitionne de le construire comme quartier « métropolitain ».
Cependant, si le quartier a de multiples atouts, ses handicaps apparaissent également, à l’heure actuelle, nombreux. Il souffre d’une multitude de dysfonctionnements d’ordres divers : cloisonnement des activités, difficulté de repérages et de circulations, représentations sociales négatives, etc.
En ce sens, il apparaît avant tout comme un lieu de passage, d’achat, de travail – soit de pratiques sociales restreintes, principalement limitées à la dimension économique et à la nécessité de se déplacer : il ne possède pas une identité faisant sens en tant que « quartier » dans l’imaginaire social. Autrement dit, ce quartier souffre d’un déficit d’urbanité, il « est obligation mais n’est pas désir » (in Note stratégique pour un projet Part-Dieu 2020, Grand Lyon, 26 mai 2009).

Emulation… (photo de Michel Gary)

Comment alors favoriser une diversité d’usages (emploi, logement, commerce, culture, loisirs) et de formes de sociabilité ? Comment assurer l’émergence d’un « vivre ensemble » sur cet espace ? Quels leviers utiliser pour permettre la transformation de cet espace  pratiqué par nécessité en lieu de désir faisant l’objet de pratiques sociales diversifiées ? Sur quoi s’appuyer pour lui construire une identité forte et positive dans l’imaginaire social ?
La commande du maître d’ouvrage était bien de recueillir le (ou les) point(s) de vue de la nouvelle génération (celle de jeunes adultes à laquelle les étudiants appartiennent) pour envisager l’avenir de ce quartier : quels désirs de vie et de ville ces étudiants projettent-ils pour la Part-Dieu à l’horizon 2020-2030 ? Comment pouvaient-ils mobiliser leurs compétences respectives et les croiser pour faire émerger un futur ambitieux pour ce quartier Part-Dieu ?
Bien entendu, envisager la mutation de ce quartier impose d’en comprendre les héritages (en termes de cadre bâti, d’usages, et de représentations).

 À partir de ce cadre général, chaque groupe a travaillé sur une thématique particulière, choisie dans la liste ci-dessous :

  1. Mobilité, flux, franchissement : se déplacer
    Partager l’espace : espaces publics / espaces privés, espaces clos / espaces ouverts
  2. Les formes urbaines : les questions cruciales de la hauteur et de la densité
  3. Interventions immédiates, évolutives ou éphémères : quelle(s) mutation(s) sur le court terme ?
  4. Temporalités urbaines et rythmes de vie : la Part-Dieu « à 1 000 temps » ?
  5. Quelle programmation pour un quartier habité ?
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